Pourquoi manger biologique?

Tous les jours, nous ingurgitons des aliments que ce soit pour notre plaisir gustatif ou notre survie. Ces derniers sont triés par une panoplie de catégories, lesquelles sont : organismes génétiquement modifiés, appelés communément OGM, équitable, biologiques, etc. Quelques personnes osent se demander : « Pourquoi devrions-nous manger bio ? » Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les produits bios sont plus élevés en teneur de nutriments, vitamines et sels minéraux. De plus, ce serait plus économique, environnemental et bénéfique pour la santé.

En effet, une enquête menée par l’association Générations futures et le réseau européen Health & Environnement Alliance a démontré qu’en une journée, le corps d’un enfant contenait des dizaines de molécules chimiques lors de repas qui, pourtant, n’étaient ni riches en gras, ni trop concentrés en sucre et en sel, servis avec des fruits et des légumes frais, de l’eau, etc. On a dénombré plus de 128 résidus chimiques dont 81 substances différentes en une seule journée. Parmi ceux-ci, on retrouve des dizaines de pesticides, des perturbateurs endocriniens qui seraient à l’origine notamment de troubles de la fertilité et des cancérigènes suspectés ou avérés. Évidemment, les produits chimiques tendent à s’accumuler dans l’organisme même si ce n’est qu’une toute petite quantité…

Par ailleurs, en mangeant biologique, on est assuré de ne pas avaler de nitrates, ni de métaux lourds, ni d’OGM. De plus, on évite les antibiotiques (sauf exception), les hormones et les farines animales dans l’alimentation animale. L’Organisme mondiale de la santé reconnaît le fait que les produits bios sont plus riches en nutriments, en vitamines et sels minéraux. Ce n’est pas sorcier : les végétaux non modifiés renferment moins d’eau et plus de matière sèche équivalent au poids. Résultat ? Ils sont plus concentrés. Écologiquement parlant, la production biologique respecte les sols, les cycles naturels, les espèces locales les plus adaptés et la biodiversité. Par conséquent, lorsque les produits sont locaux, moins de gaz à effet de serre est produit dus à l’énergie utilisée pour produire et transporter. Puis, il est plus facile de manger des légumineuses, des céréales savoureuses, variées, riches en protéines végétales et de réduire sa consommation animale avec le bio. Non seulement c’est meilleur pour la santé, mais bon également pour l’environnement, car la production de viande est, à elle seule, responsable de 18 % des émissions de gaz à effet de serre de nos jours !

Au Québec, soyez sans crainte, nos producteurs biologiques ont plus d’égards vis-à-vis l’environnement en utilisant des pratiques très respectueuses pour offrir des aliments sains. Par exemple, au lieu de choisir des engrais chimiques, ils emploient plutôt des composts à base de matière organique pour enrichir les sols. À la place de prendre des herbicides, le contrôle des mauvaises herbes par des rotations de cultures appropriées et le désherbage mécanique sont leurs techniques de prédilection. Quant aux transformateurs, l’une de leurs tâches est de s’assurer qu’aucun agent de conservation de synthèse ni de colorant artificiel n’entrent dans la préparation des aliments biologiques. De cette façon, vous pouvez être certains que les produits biologiques consommés le sont jusqu’à l’environnement sain !

Pour le goût, les aliments biologiques ont une saveur exquise qui saurait conquérir le cœur du plus fin des connaisseurs. D’ailleurs, saviez-vous que plusieurs grands chefs cuisiniers utilisent des produits bios en raison de leurs propriétés gustatives ? Les fruits et légumes sont moins irrigués, donc leurs sucs sont plus concentrés, ce qui donne un goût différent de ceux qui ne sont pas biologiques. Pour les viandes, la différence est causée par des conditions d’élevage. C’est-à-dire que les animaux qui passent la majeure partie de leur temps en pleine air, qui reçoivent une alimentation de qualité et qui sont abattus plus tardivement, leurs chairs sont plus compactes et contiennent très peu de gras et d’eau que les viandes habituelles (non biologiques).